Ankara, en Turquie, touchée par un attentat suicide |  Galerie Actualités

Des avions militaires turcs frappent des sites kurdes pour la deuxième fois en trois jours après un attentat suicide à Ankara.

Les forces turques ont mené de nouvelles frappes aériennes dans le nord de l’Irak et détruit 16 cibles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), interdit, a annoncé le ministère de la Défense nationale.

Les opérations ont été menées mardi à 20 heures (17 heures GMT) dans les régions de Metina, Gara, Hakurk, Qandil et Asos, a indiqué le ministère, ajoutant que toutes les mesures ont été prises pour éviter de nuire aux civils et à l’environnement.

Deux assaillants ont fait exploser une bombe devant les bâtiments du gouvernement turc à Ankara dimanche, faisant tous deux morts et deux policiers blessés.

Le PKK a revendiqué la responsabilité de l’attaque, provoquant des frappes turques sur les cibles du groupe dans le nord de l’Irak plus tard dimanche.

Le PKK, répertorié comme « groupe terroriste » par la Turquie et ses alliés occidentaux, mène des attaques depuis 1984, tuant des dizaines de milliers de personnes.

Une série d’opérations militaires turques successives ont repoussé le groupe vers l’Irak voisin.

L’attaque du PKK dimanche a coïncidé avec l’ouverture de la session parlementaire turque, au cours de laquelle les législateurs seront invités à ratifier l’adhésion de la Suède à l’alliance militaire de l’OTAN.

La ratification de la Turquie a été retardée par sa colère face au refus de la police suédoise d’interdire les manifestations du PKK et de ses partisans à Stockholm.

Certains analystes pensent que le PKK pourrait tenter de bloquer la ratification parce que cela marquerait une amélioration des relations tendues entre la Turquie et les États-Unis.

La Turquie tente également d’amener les États-Unis à abandonner leur soutien aux combattants kurdes du groupe YPG en Syrie, un changement de politique auquel Ankara peut s’attendre en échange de sa ratification.

Washington s’est appuyé sur les YPG pour combattre le groupe EI dans la région. Mais Ankara considère les YPG comme une organisation sœur du PKK.